La cour d'appel de Paris a suspendu le plan de restructuration chez PSA, qui prévoit 8.000 suppressions de postes, comme le demandait la CGT de Faurecia. Dans son arrêt rendu lundi, la cour « ordonne la suspension de la restructuration en cours jusqu'à la mise en oeuvre de procédures d'information-consultation » du Comité central d'entreprise de Faurecia, filiale à 57% de PSA. L’équipementier est en effet impacté par la restructuration de sa maison-mère, notamment dans sa division FII (Faurecia Intérieur industrie).

Pour la direction de PSA, cette décision ne remet pas en cause la mise en œuvre du plan. « Il n'y a pas de suspension du projet aujourd'hui car nous sommes en phase de négociations » avec les syndicats, a fait valoir un porte-parole. « La seule obligation est faite à Faurecia qui doit consulter son CCE » rapidement, a-t-il ajouté.

Malgré ces déclarations, les discussions qui avaient lieu ce matin au siège du constructeur, ont été interrompues. « Avec cette décision, c'est tout le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) qui est suspendu », explique Philippe Julien, représentant de la CGT de PSA.

La situation demeure par ailleurs très tendue à l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014. A l'arrêt pendant dix jours, l'usine a rouvert lundi matin dans une ambiance électrique, avec le renfort de plus de deux cents cadres. Mais sa chaîne de production a été immédiatement bloquée par les grévistes. L'usine de Rennes est, quant à elle, au chômage technique durant toute la semaine pour baisse d'activité.

Vers 12h45, le titre Peugeot cède 2,5% à la Bourse de Paris sur un marché en baisse de 0,3%.