L’Etat n’a pas besoin de voler au secours de PSA malgré la perte record de 5 milliards d’euros dévoilée par le groupe la semaine dernière. C’est ce qu’a affirmé lundi le ministre de l’économie, Pierre Moscovici. « Je ne suis pas favorable à une prise de participation de l'Etat dans PSA. Elle n'est pas nécessaire » a-t-il estimé. « A quoi servirait-il d'avoir des actions? Si ce n'est à jeter le doute sur la capacité de l'entreprise à s'en sortir par elle-même. Elle peut le faire ».

Cette mise au point intervient dix jours après que le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a évoqué une prise de participation publique, si la situation financière du groupe venait à se dégrader davantage. « Une entreprise comme celle-ci ne peut pas disparaître », a cependant martelé Pierre Moscovici en écho aux propos de son collègue.

Contrairement à Renault où l’Etat est actionnaire à hauteur de 15%, PSA reste la propriété de la famille Peugeot, actionnaire à hauteur de 25% mais qui dispose de 38% des droits de vote. Jalouse de son indépendance, la famille a cependant dû accorder au gouvernement un droit de regard sur a stratégie du groupe après l’aide publique accordée à sa filiale bancaire, Banque PSA Finance. Cette mise sous tutelle se traduit notamment par l’interdiction faite au groupe de verser des dividendes jusqu’à la sortie de Banque PSA de la garantie étatique, prévue en 2015.

La semaine dernière, le directeur général de PSA, Philippe Varin, a estimé que le groupe n’avait pas besoin d’une nouvelle aide de l’Etat compte tenu de sa solidité financière.

Vers 15h10, le titre gagne 0,1% sur un marché parisien proche de l’équilibre.