Les constructeurs automobiles européens ne peuvent décidément plus compter sur leur marché domestique. En janvier, les immatriculations ont encore baissé de 8,6% dans l’Union européenne, à 885.159 unités, leur plus bas niveau depuis 1990. Les baisses les plus sévères ont été enregistrées en Italie (-17,6%), en France (-15,1%), en Espagne (-9,6%) mais également en Allemagne (-8,6%), le plus important marché automobile européen. Seul le Royaume-Uni affiche des immatriculations en forte progression (+11,6%).

Il s’agit du seizième mois de baisse consécutive du marché automobile européen qui avait atteint en 2012 son plus bas niveau depuis 1993. Les constructeurs généralistes souffrent particulièrement de cette descente aux enfers. En janvier, Renault et PSA ont vu leurs ventes reculer respectivement de 5,6% et 16,3%. Fiat a enregistré une baisse de 12,3% tandis que Volkswagen et General Motors ont limité les dégâts (-5,2% et -5,5%).

En revanche les marques haut de gamme BMW (+4,7%) et Mercedes (+4,7%) ont tiré leur épingle du jeu tout comme Dacia (+8,8%), la marque low cost du groupe Renault.

Sur l’ensemble de l’année, il faut s’attendre à une baisse de 3% « au mieux » du marché automobile européen, d’après le groupe Renault qui ne prévoit pas de reprise avant 2016.