Les spéculations sur l’avenir de PSA vont bon train. L’agence Reuters annonçait hier que la famille Peugeot serait prête à céder le contrôle de l’entreprise, fondée il y a 200 ans, en échange d’un apport d’argent frais de la part de son principal partenaire General Motors.

« PSA et la famille fondatrice du groupe automobile français, qui en contrôle toujours le capital, se sont à nouveau tournés vers GM, deuxième actionnaire à hauteur de 7%, après avoir examiné en vain d'autres partenariats possibles, notamment avec le constructeur chinois Dongfeng, allié de PSA via une coentreprise en Chine », écrit Reuters d’après des sources proches du dossier.
Toujours selon ces sources, GM serait prêt à injecter de l'argent supplémentaire s’il peut contrôler l'activité, rapprocher PSA et Opel, et « rationaliser la production » autrement dit fermer des usines en France ou ailleurs en Europe.

Cependant, le constructeur américain a démenti ce vendredi avoir de telles intentions. « Notre position est inchangée: nous n'avons pas l'intention d'investir des fonds supplémentaires dans PSA en ce moment », a déclaré un porte-parole du groupe à La Tribune. Le journal rappelle cependant que des rumeurs d’augmentation de capital circulent depuis plusieurs mois. En effet PSA continue à consommer beaucoup de cash et pourrait être à court d’argent frais cette année.

Le groupe pourrait présenter dans les prochaines semaines, ou à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels fin juillet, un nouveau plan industriel. Il a déjà cédé pour deux milliards d'euros d'actifs en 2012 et engagé un plan de réduction de coûts passant par 8.000 suppressions d'emplois en France et la fermeture de son site d’Aulnay-sous-Bois.

Vers 12h05, le titre cède 2,7% à la Bourse de Paris, au lendemain d’une hausse de 5,5%.