Un nouveau souffle pour la voiture électrique de Renault ? Alors que le constructeur connaît un démarrage pour le moins poussif sur ce marché, il pourrait s’appuyer sur le premier réseau de mobilité électrique de France, Autolib’, mis sur pied et exploité par le groupe Bolloré.

L’annonce d’une alliance entre les deux groupes pourrait intervenir aujourd’hui à l’occasion de la présentation par François Hollande des 34 plans d'action pour une «nouvelle France industrielle», d’après le Figaro. « Le partenariat porterait sur l'utilisation des bornes mais aussi sur les batteries. Il n'est pas exclu que Renault développe un véhicule utilisant la technologie lithium métal polymères de Bolloré alors qu'il achète actuellement des batteries lithium ion du coréen LG », précise le journal.

Après avoir longtemps indiqué vouloir produire ses propres batteries en partenariat avec Nissan, Renault a finalement décidé de confier cette tâche à LG. Ce dernier devait ouvrir en France une usine dédiée mais les discussions engagées l’année dernière avec Renault et les pouvoirs publics patinent. D’où la possibilité pour Renault de se tourner vers un autre partenaire. Pour Bolloré, ce serait « une bonne surprise et une bonne nouvelle car c'est la première fois qu'il y a un accord industriel avec un constructeur automobile », a estimé un analyste cité par l’agence Reuters. « Surtout c'est un très bon timing car cela tombe un mois avant l'IPO de l'activité batterie ». Bolloré prévoit en effet d'introduire en bourse fin octobre sa branche Blue Solutions qui regroupe l’activité de batteries électriques, les véhicules « Autolib » et les solutions de stockage d’électricité issue des énergies renouvelables. Seulement 10% du capital seront mis sur le marché dans un premier temps.

Vers 12h45, l’action Bolloré grimpe de 4,8% à la Bourse de Paris tandis que Renault cède 2,3% sur un marché en baisse de 0,4%.