PSA va-t-il se marier à son partenaire chinois Dongfeng Motors ? Evoquée pour la première fois en juin, la piste d’un rapprochement entre les deux groupes se précise. Selon le journal China Business News, Dongfeng pourrait prendre 30% du constructeur français moyennant 1,2 milliard d’euros.

Cette offre aurait été dévoilée par un représentant de Dongfeng fin septembre lors d’une conférence téléphonique pour les investisseurs. Aucun des deux groupes n’a souhaité commenter cette information. « Comme nous l'avons évoqué lors de notre dernière communication financière(fin juillet, NDLR), PSA confirme étudier de nouveaux projets de développement industriel et commercial avec différents partenaires, ainsi que les modalités de financement qui les accompagneraient », a déclaré un porte-parole de PSA. « Aucun de ces projets n'est arrivé à maturité à ce stade », a-t-il ajouté.

Les deux groupes possèdent déjà une coentreprise en Chine où PSA vise une part de marché de 5% d’ici 2015. Ils viennent d’ouvrir une troisième usine à Wuhan dans la province du Hubei. Si Dongfeng prenait 30% de PSA, il passerait devant la famille Peugeot qui détient 25% du capital et 38% des droits de vote. La question du contrôle du constructeur français serait alors posée. D’après les informations du journal, le groupe chinois ne souhaite pas forcément prendre le contrôle du français ni intervenir dans ses choix stratégiques, sauf en ce qui concerne le marché chinois.

Reste à savoir si cela est acceptable pour les actionnaires actuels de Peugeot, notamment General Motors (7%), mais aussi pour l’Etat français qui bien qu’il ne soit pas actionnaire de PSA veille au grain.