L’Etat français ne laissera pas faire n’importe quoi dans les fleurons en difficulté que sont Peugeot et Alcatel-Lucent. C’est en substance ce qu’a dit le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, lors d’un entretien avec les lecteurs du Parisien-Aujourd’hui en France.

Le ministre a notamment écarté un rachat de PSA par son partenaire chinois, le groupe Dongfeng Motors, récemment évoqué dans la presse. « L’entreprise restera en France et française ». Cependant, il n’exclut pas une entrée du chinois au capital, vraisemblablement de façon minoritaire. La semaine dernière, l’agence Reuters avait évoqué la possibilité d’une prise de participation de l’Etat français aux côtés de Dongfeng, une information qui n’a depuis été ni infirmée ni confirmée mais qui pèse sur le titre en raison de ses implications pour les actionnaires actuels de PSA (dilution de l’actionnariat).

S’agissant d’Alcatel-Lucent, le ministre a renouvelé son appel au « patriotisme économique » pour soutenir l’équipementier télécom en difficulté. « Nous ne restons pas les bras croisés. Nous en avons appelé au patriotisme économique des opérateurs français : en premier lieu d’Orange, dont l’Etat détient 27% du capital », a-t-il rappelé. SFR, Bouygues et Free sont ainsi invités à passer commande auprès d’Alcatel-Lucent plutôt qu’auprès d’équipementiers étrangers, notamment chinois. Rappelons que le groupe a annoncé au début du mois la suppression de 10000 postes d’ici 2015, dont 900 en France.

Peugeot vise de son côté 11 214 suppressions de postes en France d’ici la mi-2014. Vers 16h20, le titre Alcatel-Lucent cède 0,3% à la Bourse de Paris tandis que Peugeot lâche 1,7%, sur un marché en baisse de 0,2%.
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