Peugeot recule encore lundi à la Bourse de Paris, quatre jours après le retrait de General Motors de son capital. Vers 12h30, le titre cède 4,2% après avoir perdu plus de 20% la semaine dernière.

General Motors a annoncé jeudi avoir vendu l’intégralité de sa participation au capital du constructeur français, soit 24,8 millions d’actions, au prix de 10 euros, lors d’un placement privé. Le titre qui valait 11,5 euros avant cette annonce a depuis chuté sous les 9 euros. Dans un communiqué, le vice-président du groupe américain, Steve Girsky, a estimé que cette participation n’était « plus nécessaire » un an et demi après l’entrée de GM au capital du groupe français. En réalité, PSA a besoin d’argent frais mais GM ne souhaite pas remettre la main au portefeuille.

Le groupe américain a enregistré fin 2012 une dépréciation d'actif de 220 millions de dollars sur son investissement initial dans PSA. En cédant sa participation la semaine dernière, il a réalisé une moins-value de 82 millions (la participation, acquise pour 423 millions de dollars, a été revendue 341 millions).

Pour certains analystes, cette décision de GM est un véritable camouflet pour PSA qui sonne le glas de l’alliance entre les deux groupes. Pour d’autres, cette décision laisse au contraire les coudées franches au groupe français pour réorganiser son actionnariat, et procéder à une augmentation de capital plus que nécessaire. Le groupe a d’ailleurs confirmé la semaine dernière qu’il discutait avec différents « partenaires » potentiels, dont le chinois Dongfeng qui pourrait injecter plusieurs milliards d’euros aux côtés de l’Etat français.

A en croire le président de GM, ni l’arrivée de nouveaux actionnaires, ni la sortie de GM du capital de PSA ne remettent en cause l’alliance entre les deux groupes. Cette alliance « reste solide, et focalisée sur des programmes communs de développement de véhicules, des fabrications croisées, des achats et de la logistique », a-t-il affirmé.