S’il y a bien eu un sursaut, il a été trop tardif. Les ventes du groupe PSA ont reculé de 4,9% en 2013, à 2,8 millions d’unités, alors qu’elles avaient déjà baissé les deux années précédentes (-1,5% en 2011, -16,4% en 2012). Seul le quatrième trimestre a vu un redémarrage des ventes, en hausse de 4% par rapport à la même période de l’année précédente. C’est la preuve que la « tendance annuelle s’inverse », selon le groupe.

PSA a pourtant encore beaucoup souffert l’année dernière sur son principal marché, l’Europe, avec un repli de 7,3% de ses ventes et une part de marché en baisse de 0,8 point à 11,9%. « En 2013, seuls quelques marchés, comme la Grande-Bretagne et l'Espagne sont en hausse (respectivement 11% et 4,1%). Ces marchés qui connaissent une reprise sont très loin des niveaux de 2007 (…) La France enregistre un recul de 5,5%, et l'Italie de 7,6% à 1 404 000 immatriculations - niveau le plus bas depuis 1979 », commente PSA dans un communiqué. Le groupe ne se risque pas à faire de prévisions, même si son directeur général Philippe Varin avait indiqué en septembre dernier qu’il misait sur une « légère croissance » du marché automobile européen en 2014.

PSA voit en revanche beaucoup plus clair en Chine, son deuxième marché après la France. Après un bond de 26,6% en 2013, « les ventes de PSA Peugeot Citroën (en Chine) devraient continuer de croître avec notamment le développement du réseau commercial sur l'ensemble du territoire et l'élargissement de l'offre », indique le constructeur, qui prévoit d’y construire une quatrième usine. Il devrait pour cela bénéficier de l’appui de son partenaire local Dongfeng Motors, ce dernier étant désormais bien plus qu’un simple partenaire... D’après l’agence Reuters, un conseil d’administration de PSA a validé hier le principe d’une augmentation de capital à laquelle participeraient Dongfeng et l’Etat français. L’opération est destinée à renflouer le groupe dont il ne fait aucun doute qu'il est resté dans le rouge après une perte de plus de cinq milliards d’euros en 2012. PSA aurait besoin de trois milliards d’euros d’argent frais, dont 1,5 milliard serait apporté par Dongfeng et l’Etat (à parts égales). A l’issue de l’opération, chacun détiendrait environ 14% du groupe.

PSA devrait donner de plus amples détails sur cette opération avant ou lors de la présentation de ses résultats financiers le 19 février prochain. En attendant, le titre cède 7,4% lundi à la Bourse de Paris sur un marché en baisse de 0,1%.