Malgré les désaccords au sein de la famille Peugeot, le conseil de surveillance de PSA a approuvé mardi le protocole d’accord visant à faire entrer deux nouveaux actionnaires au capital. Et pas n’importe quels actionnaires : d’une part, l’Etat français, d’autre part le constructeur chinois Dongfeng Motors.

Selon les termes de ce protocole Dongfeng et l'Etat français vont injecter chacun 800 millions dans le cadre d’une augmentation de capital de PSA. Cela permettra à l’un et l’autre d’acquérir 14% du capital. La famille Peugeot, pendant ce temps, verra sa participation « diluée » (de 25% à 14%) et perdra de fait le contrôle du groupe.  

Le projet d'augmentation de capital – qui prévoit également de lever environ 1,5 milliard d’euros auprès d’investisseurs institutionnels et particuliers - doit encore être validé par les actionnaires de PSA, dont l'assemblée générale annuelle est programmée pour le 30 avril, ainsi que par ceux de Dongfeng.

La cotation du Chinois a été suspendue mardi à la Bourse de Hong Kong en attendant une annonce officielle. L'action avait clôturé en baisse de 1,6% lundi. Quant à l’action Peugeot, elle a clôutré en baisse de 2,2%, signant l’un des plus forts reculs de l’indice SBF 120. Les investisseurs s’interrogent sur la future gouvernance du groupe dans la mesure où il ne disposerait plus d’actionnaire majoritaire. Ni l’Etat ni Dongfeng ne semblent vouloir prendre le relais de la famille Peugeot.