Accusé par le gouvernement de ne pas tenir ses promesses de reclassement des salariés d’Aulnay-sous-Bois dont l’usine fermera cette année, PSA Peugeot Citroën a confirmé lundi son engagement de maintenir l’ensemble de ses autres sites français au moins jusqu’en 2016. PSA ne fermera aucun autre site en France « au moins jusqu'en 2016, c’est le deal », a indiqué le nouveau directeur général du groupe Carlos Tavares, dans un entretien organisé par 7pm Auto en collaboration avec Reuters.

Il n'a en revanche rien exclu pour l'après-2016 si le groupe n'a pas suffisamment redressé sa situation financière. « Tout dépendra des résultats (..) Entre maintenant et 2016, la priorité est l'application rigoureuse des accords que nous avons », a-t-il répondu. PSA a dévoilé mi-2012 un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros comprenant la fermeture d’Aulnay-sous-Bois et la suppression de 8000 postes d’ici 2015 (chiffre porté depuis à plus de 11 000). Fin 2013, la direction et les syndicats ont également conclu des accords de compétitivité par lesquels PSA s’est engagé à produire au moins un nouveau véhicule dans chaque usine sur la période 2014-2016, en échange d’une modération des salaires.

Carlos Tavares a par ailleurs confirmé l’objectif du retour à une génération de trésorerie positive « au plus tard » en 2016, sachant que cette cible pourrait être atteinte dès 2015. Cela passe par un redressement des ventes du groupe en Europe après une baisse de 7,3% l’an dernier. On a appris lundi que les ventes du gruope en France avaient progressé de 4% sur un marché en baisse de 1,4% en février. PSA a ainsi vu sa part de marché se redresser à 31,5% contre 28,4% à la même époque de 2013.