L’Agence nationale pour la sécurité du trafic routier (la National Highway Traffic Safety Administration) a donné à GM jusqu’au 3 avril pour lui indiquer pourquoi cela lui a pris autant de temps pour demander le rappel de 1,6 million de véhicules pour corriger le problème.

Alors que la première plainte date de 2004 et que des hauts responsables de GM auraient pris connaissance des défaillances dès 2005, le rappel des véhiculés en question n’a été fait que le mois dernier.

L’Agence a envoyé la semaine dernière une liste de 107 questions à GM.

Valukas va aider GM à répondre à ces questions, avec Michael Millikin, le conseiller général de GM.

Anton Valukas, président du cabinet Jenner & Block LLP basé à Chicago, est notamment connu pour avoir été désigné par le Département de la justice des Etats-Unis en vue de diriger environ 200 avocats pour faire la lumière sur le dossier Lehman Brothers. Pour ce faire 6 millions de documents avaient été examinés et 250 personnes avaient été interviewées. Un rapport de 2200 pages en a résulté, après 15 mois de dur labeur.

La tâche sera tout aussi complexe dans cette affaire pour Anton Valukas. Au cours des dix dernières années cinq présidents se sont succédés au sein de GM.
Les véhicules défectueux ont été conçus il y a plus de dix ans. Ils incluent la Chevrolet Cobalts, la Chevrolet HHR, la Pontiac G5, la Pontiac Solstice, la Saturn Ion et la Saturn Sky.
L’anomalie recouvrirait un caractère très technique. A la suite d’une sonnerie ou d’un brusque mouvement, l’interrupteur d’allumage basculait en mode accessoire ou s’éteignaient pendant la conduite, calant ainsi le moteur ou empêchant à l’air bag de se déclencher.

Certains membres NHSTA auraient, par ailleurs, été avertis des défaillances des véhicules de GM dès 2007 mais n’auraient pas demandé au constructeur de réagir.