Avec 166 968 immatriculations en avril 2014, le marché français des voitures particulières a progressé de 5,8 % à nombre de jours ouvrables identique, selon les chiffres publiés vendredi par le comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Sur les quatre premiers mois de l’année, le marché s’est établi à 613 577 unités, en hausse de 3,7 % à nombre de jours ouvrables identique. Le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) a quant à lui augmenté de 2,2 % le mois dernier, à 33 454 unités, mais a reculé de 0,6 % sur quatre mois, à 124 472 unités.

Les marques françaises ont vu leurs ventes de voitures neuves progresser de 10,8 % le mois dernier, à 93 046 unités (- 0,5 % pour Citroën, à 21 867 unités, + 9,9 % pour Peugeot, à 28 239 unités, + 11 % pour Renault, à 31 578 unités, et + 45,6 % pour Dacia, à 11 287 unités).  Elles font mieux que leurs concurrentes étrangères dont les ventes ont stagné (+0,2% à 73 922 unités).

Baisse de la part du diesel

Le CCFA souligne par ailleurs la baisse des motorisations diesel qui ont représenté 65,2% du marché le mois dernier contre 69,4% un an plus tôt. Cette baisse est liée à la disparition des versions diesel, trop chères, sur certains modèles de petites citadines - Citroën C1, Peugeot 108, Renault Twingo, Toyota Aygo, notamment. 

Outre le coût supplémentaire à l’achat, le diesel souffre de la perspective d’une taxation plus lourde à compter de 2015. Cette question doit être abordée prochainement par les constructeurs avec le ministre de l’écologie, Philippe Martin. « Je rencontrerai les constructeurs dans les semaines qui viennent pour parler globalement de stratégie industrielle », avait-il indiqué mi-mars. Mais « en aucune façon » la question de la lutte contre la pollution « ne saurait se résumer à celle sur la fiscalité du diesel », avait-t-il ajouté.