La révision du bonus-malus automobile, au 1er novembre 2013, a non seulement raboté de 7000 euros à 6300 euros la prime accordée aux véhicules électriques mais elle rend également moins avantageuse la location longue dure?e (LLD) ainsi que la LOA (Location avec Option d’Achat). Or, ces deux modes de commercialisation représentent 40% du marché français des véhicules électriques. Résultat, depuis le début de l’année, les immatriculations de voitures électriques ont chuté de 29%, à 3514 unités. « Il est de?sormais e?vident que ce texte est un frein a? l’achat », indique l’association de promotion du secteur, l’Avere.

Les deux modèles les plus populaires, la Renault ZOE et la Nissan LEAF sont particulièrement touchés par ce coup de frein. « La France, qui e?tait leader depuis le lancement de la mobilite? e?lectrique en Europe, vient ainsi de passer au 3e?me rang derrie?re la Norve?ge et l’Allemagne. », ajoute l’association.

Bien que les constructeurs tentent de proposer de nouvelles offres de cre?dit couple?es a? la location de la batterie, l’achat d’un véhicule électrique se heurte encore à de nombreuses réticences. Notamment l’absence d’un réseau suffisant de bornes de recharge en-dehors de quelques grandes villes. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a lancé la semaine dernière un plan visant à accélérer le déploiement de ces points de recharge sur l’ensemble du territoire, avec un objectif de 16 000 bornes installées ou programmées dès la fin de l’année, contre 8000 aujourd’hui.