PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi le succès de son augmentation de capital de 1,953 milliard d'euros auprès du public, qui a été largement sursouscrite, et lui permet de boucler la dernière étape de sa restructuration financière. « A l'issue de la période de souscription, qui s'est achevée le 14 mai 2014, la demande totale s'est élevée à approximativement 2,82 milliards d'euros, soit un taux global de souscription de 145% », a indiqué le constructeur dans un communiqué.
Il faut dire que le prix de souscription, 6,77 euros, représentait une forte décote par rapport au dernier cours du marché.

Quoiqu’il en soit, les investisseurs saluent cette opération et le titre bondit de plus de 4% jeudi, à 9,81 euros.

Au total, depuis la fin avril, le groupe a levé un peu plus de 3 milliards d’euros auprès du public, de l’Etat français et de Dongfeng. « L’État est désormais l’un des actionnaires-clés de PSA Peugeot Citroën, à égalité avec les sociétés du groupe familial Peugeot et le constructeur chinois Dongfeng », soulignent Arnaud Montebourg et Michel Sapin. L’Etat a investi 800 millions d’euros dans le groupe, tout comme Dongfeng, ce qui leur assure une participation de 14,1% chacun.

Pour Carlos Tavares, le nouveau directeur général de PSA, «l'augmentation de capital est nécessaire puisqu'elle nous permet de continuer à investir» mais «elle n'est pas suffisante ». « Si on ne conduisait pas un redressement économique qui nous permette de redevenir rentable, cet argent-là viendrait à s'épuiser et nous serions à nouveau confrontés à la même problématique qu'il y a quelque temps», a-t-il expliqué aux députés qui l’auditionnaient mercredi. Ce plan de redressement, qu’il a baptisé « Back in the Race », prévoit notamment une simplification de la gamme et un renforcement des investissements à l’international.