Le directeur commercial de Renault France, Bernard Cambier, peut avoir le sourire. Les immatriculations du groupe en France ont fortement rebondi au premier semestre, notamment la marque Renault dont la part de marché a atteint 26,5% en juin – un niveau inédit depuis 1999. « On ne peut qu’être satisfait des résultats du mois de juin et du premier semestre. Notre performance s’explique par l’attractivité de notre gamme, particulièrement les nouveaux modèles, mais aussi par la compétence de notre réseau commercial, notamment en qualité de service », a-t-il commenté dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre, les ventes du groupe ont progressé de 12,5%, tirées par les voitures particulières (+15,3%) et par Dacia, la marque à bas coûts (+28,8%). Cependant la marque Renault n’a pas démérité, avec des ventes en hausse de 9,2%. La Clio est ainsi le véhicule le plus vendu sur le marché français depuis le début d’année, tout segment confondu. Vient ensuite le crossover Captur, à la troisième place, et les Dacia Duster et Sandero qui se classent dans le top 10.

PSA, de son côté, a vu ses ventes progresser de 4,7% au premier semestre principalement grâce à Peugeot, d’après les chiffres dévoilés ce mardi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). La Peugeot 208 pointe à la deuxième place des véhicules les plus vendus en France depuis le début de l’année.

Gains de parts de marché

Quant à Citröen, dont les ventes ont reculé en juin, c’est en partie en raison de la diminution volontaire des ventes aux loueurs courte durée, a expliqué son directeur commercial France Philippe Narbeburu. Celles-ci sont jugées moins rentables que les ventes aux particuliers. Toujours est-il que Renault et PSA ont réussi à reprendre des parts de marché à leurs principaux concurrents à la faveur du lancement de nouveaux modèles. Ainsi, alors que le marché automobile français a progressé de 2,9% au premier semestre, les ventes de Volkswagen y ont reculé de 2,5%, celles de Ford et General Motors de 3,9% et de 11,8%, et celles de Toyota de 0,9%. Seul Nissan a progressé de 3,7%.

Sur l’ensemble de l’année, le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) table sur une hausse d’environ 2% du nombre d’immatriculations, à 1,826 million. « On est loin des 2 millions pour le marché des voitures particulières des années pré-crise, il n’y a donc pas de raison de s’enflammer » a commenté son président, Patrick Blain, lors d’une conférence de presse. On peut au moins se réjouir de voir les constructeurs tricolores en meilleure posture qu’il y a un an.

Vers 15h20, le titre Renault s’adjuge 3,8% tandis que Peugeot cède 0,3%.