PSA Peugeot Citroën va mieux et c’est en partie grâce à la Chine. Le pays pèse désormais plus lourd que la France dans les ventes du groupe. « Depuis mars 2014, la Chine est devenu le 1er marché de PSA Peugeot Citroën dans le monde », a indiqué PSA jeudi à l’occasion de la publication de ses résultats commerciaux. Les ventes de ses deux co-entreprises, Dongfeng Peugeot Citroën Automobile (DPCA) et Changan PSA Automobile (CAPSA), y ont bondi de 27,7% à 352 900 véhicules. A titre de comparaison, PSA a vendu 352 700 véhicules en France sur la même période, dont 64 000 véhicules utilitaires légers (VUL).

A elle seule, DPCA a écoulé 342 900 voitures grâce au lancement de nouveaux modèles comme la Peugeot 2008 et au renforcement de l’alliance entre Dongfeng et PSA. La coentreprise vise un total de 700 000 ventes en 2014, soit une hausse de 7,7% par rapport à 2013. Elle va également se doter d’une quatrième usine qui portera la capacité de production de PSA en Chine à 1,2 million de véhicules d’ici 2016. De quoi atteindre et même dépasser l’objectif de 5% de part de marché que s’est fixé le groupe français (4,2% à la fin juin).

"Environnement instable"

La situation de PSA sur les autres marchés dits émergents est nettement moins favorable. En Amérique latine, les ventes du groupe ont plongé de 26,8% à 107 000 unités, pénalisées par la dévaluation du peso argentin et par la concurrence qui fait rage sur le marché brésilien. Sur ces marchés, « les marques Peugeot, Citroën et DS se sont concentrées sur les produits les plus rentables et ont amélioré leurs positionnements produit/prix. La priorité est au redressement et à la rentabilité des opérations », indique PSA. En Russie, les ventes ont également chuté (-25% à 23 400 unités) en raison de la crise ukrainienne.

La principale satisfaction de ce premier semestre, outre la Chine, est le redressement des ventes du groupe en Europe. Celles-ci ont progressé de 11,7 %, à 956 000 unités. « Cette augmentation de volume s’explique par une croissance des marchés français, espagnol et britannique d’une part, une politique de prix plus valorisante pour des marques mieux positionnées d’autre part », selon PSA. Malgré ces résultats encourageants, le groupe se veut prudent pour le reste de l’année. « L’environnement extérieur est toujours instable en particulier en Europe, en Amérique latine et Russie », a souligné Carlos Tavares, le président du directoire. Si le marché européen devrait progresser de 3% sur l’ensemble de l’année, l’Amérique latine et la Russie sont attendues en baisse de 7 et 10%, respectivement. La Chine sera plus que jamais la planche de salut du groupe, avec un marché en croissance de 10%.