Le marché de la voiture électrique peine à décoller. En 2014, 10 560 voitures particulières électriques ont été immatriculées, un chiffre en hausse de 20% par rapport à 2013. Il représente cependant une goutte d’eau dans les ventes de voitures neuves (1,79 million d’unités, +0,3%). L’électrique ne représente encore que 0,59% du marché automobile français malgré une offre de plus en plus diversifiée et des incitations fortes à l’achat.

Renault s'est arrogé plus de la moitié des ventes de voitures particulières électriques avec sa petite Zoé, qui s'est écoulée à 5.970 exemplaires. Suit son partenaire Nissan, dont la voiture moyenne Leaf a séduit 1.604 acheteurs. La Bluecar de Bolloré, essentiellement dévolue aux solutions de location à l'heure dans des grandes villes (dont Autolib' à Paris), a quant à elle obtenu 1.170 immatriculations.

Les ventes aux particuliers ne représenteraient qu’environ 30% des immatriculations (hors utilitaires), selon Les Echos. « Sur les 8.000 achats de voitures électriques (Renault ZoE, Nissan Leaf, Bolloré Bluecar, BMW i3...) réalisés entre janvier et octobre, seuls 2.365 ont été le fait de particuliers », indiquait le journal mi novembre. Le marché repose essentiellement sur les flottes d’entreprises, sur l’autopartage et sur les véhicules de démonstration mis à disposition des concessionnaires.

Un super-bonus écologique en 2015

Le manque d’autonomie des batteries reste le principal frein à l’achat. En moyenne, une recharge permet de parcourir entre 100 et 150 kilomètres. D’où la volonté du gouvernement de multiplier les bornes. Le projet de loi sur la transition énergétique prévoit d’atteindre 7 millions de bornes en 2030, contre 10 000 aujourd’hui. Le groupe Bolloré a été sélectionné pour installer 16 000 points de recharge publics d’ici 2018 tandis qu’EDF doit commencer l’installation de 200 autres bornes sur les autoroutes dès ce mois-ci.

Ces mesures s’ajoutent aux aides à l’achat. En plus du bonus écologique de 6300 euros, le projet de loi sur la transition énergétique, adopté en première lecture par l'assemblée nationale, prévoit une « prime à la conversion » réservée aux propriétaires d’un véhicule de plus de 13 ans résidant en zone urbaine polluée. Cette prime porterait le bonus écologique en faveur des véhicules 100% électriques à 10 000 euros mais les conditions pour en bénéficier sont très restrictives.