Le constructeur automobile français a fait part d’une forte hausse de son bénéfice net pour 2014. Les ventes ont considérablement augmenté en Europe, ce qui a permis de compenser le ralentissement observé en Russie et au Brésil, les deuxième et troisième plus importants marchés pour la firme après la France.

« Bien entendu, nous avons souffert, mais cela n’est pas vu dans nos résultats » a commenté le président Carlos Ghosn.

Le résultat net part du groupe s’est élevé à 1,9 milliard d’euros, contre 586 millions d’euros en 2013. Le consensus des analystes tablait sur 1,8 milliard. Le bénéfice de Renault en 2013 avait été impacté négativement par des éléments exceptionnels, notamment des couts de restructuration de 423 millions d’euros.

Le résultat opérationnel découlant de la division ventes de véhicules a atteint   858 millions d’euros en 2014, contre 495 millions d’euros en 2013. Le résultat opérationnel découlant de la division financement des achats de véhicules a égalé 751 millions d’euros, contre 747 millions d’euros en 2013.

Le chiffre d’affaires s'est rehaussé de 0,3%, à 41,05 milliards d’euros.

Perte de vitesse en Russie

Renault est très exposé à la Russie du fait de sa prise de partition avec son partenaire Nissan dans la société Avtovaz, le plus grand constructeur automobile dans le pays.
Les pertes pour le constructeur français dans le pays de Vladimir Poutine se sont établies à 182 millions d’euros l’année dernière. « Avant la crise de 2014, la Russie était le marché le plus profitable pour nous » a précisé Carlos Ghosn. 

Carlos Ghosn s’attend à ce que le marché automobile en Russie se repli de 25% supplémentaires cette année. La compagnie s’efforce d'atténuer la mise à mal en réduisant les couts d’importations des équipements automobiles en faisant davantage appel aux entreprises locales.

Reprise en Europe

Après six ans consécutifs de déclin, le marché automobile en Europe a connu une amélioration en 2014. Renault, notamment grâce sa marque Dacia, a vu ses ventes augmenter de 13% sur un an glissant, dépassant de loin la croissance moyenne du marché qui est de 5,7%.

Selon la direction, le constructeur devrait pouvoir atteindre ses objectifs fixés pour 2017 d’une marge opérationnelle de 5%.