Alors qu’il profite à plein de la reprise du marché automobile européen, Renault lance une nouvelle offensive « low cost » dans les marchés émergents. Le constructeur commercialisera à partir du second semestre 2015 en Inde une citadine baptisée Kwid, au prix de 6000 euros, soit près de 2000 euros de moins que son modèle actuellement le moins cher, la Dacia Logan.

Pour le groupe il s’agit d’une « nouvelle étape » dans sa stratégie de développement mondial. « Avec KWID, Renault poursuit sa stratégie de mobilité accessible pour tous afin d’accroître sa croissance à l’international », explique-t-il. Le véhicule, qui sera produit en Inde, est d’abord destiné au marché indien. Mais le groupe prévoit à terme sa commercialisation dans d’autres pays émergents, et pourquoi pas européens. « Renault a démontré sa capacité à créer des véhicules innovants et uniques, répondant aux attentes des marchés internationaux et qui remportent un franc succès partout dans le monde », commente dans un communiqué le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn.

En attendant le redémarrage des marchés brésilien et russe, le groupe a certainement une carte à jouer en Inde où il a réussi à s’implanter en 2010 après quelques déboires. « Renault est aujourd’hui la marque européenne n°1 et le constructeur automobile n°9 en Inde en termes de vente » assure l’entreprise, mais le marché reste dominé par les constructeurs indiens (Tata, Mahindra, Maruti Suzuki). 

Les lancements cette année de la Dacia Lodgy et de la nouvelle Kwid doivent permettre au Français d’y accélérer sa croissance. D’autant que l’un de ses concurrents sur le segment low cost, Tata, n’a pas eu le succès escompté avec sa Nano à moins de 2000 euros. Renault vise ainsi une part de marché de 5% à moyen terme contre 2% aujourd’hui, sur un marché qui devrait doubler de taille d’ici 2020.