General Motors a pu compter sur la vigueur du marché automobile américain au deuxième trimestre pour compenser le ralentissement des ventes en Amérique du Sud, en Russie et dans une moindre mesure en Chine. Même si le chiffre d’affaires du deuxième constructeur automobile mondial a reculé de 3,7% à 38,2 milliards de dollars, son bénéfice net ressort en forte hausse à 1,1 milliard de dollars contre seulement 190 millions à la même période de l’année dernière. Le constructeur avait dû passer d’importantes provisions liées à des rappels successifs.

« Les deux premiers trimestres (2015, ndlr) ont été solides parce que nous capitalisons sur la robustesse de l'industrie en Amérique du nord et consolidons notre position en Chine en dépit des conditions difficiles sur ce marché », a commenté Mary Barra, PDG de GM. En Amérique du nord (Etats-Unis, Canada et Mexique), GM a atteint sur le trimestre une marge opérationnelle de 10,5%, en avance sur son calendrier qui prévoyait ce niveau en 2016. Le groupe y profite de l'appétit des consommateurs pour les grosses voitures (SUV, camionnettes à plateau et crossovers) sur fond de prix de l'essence bas, de taux d'intérêt quasi nuls et du redressement de l'économie.

En Chine devenue le premier marché automobile mondial, GM a réussi à vendre 1,72 million de véhicules au premier semestre, en hausse de 4,4% malgré un ralentissement global du marché. Son principal rival Volkswagen y a enregistré a contrario un recul de ses ventes. Quant à l'Europe GM n’y a pas perdu d’argent contrairement aux précédents trimestres.

Même si les nuages sont encore bien présents dans les pays émergents GM se veut confiant pour les prochains mois. « Nous avons dit que notre objectif était d’améliorer nos marges et nos bénéfices cette année et c’est ce que nous faisons. Nos résultats au second semestre seront encore meilleurs qu’au premier, et nous sommes confiants sur l’atteinte de nos objectifs pour 2016 », a ajouté Mme Bara.
Le titre s’apprécie de 7% dans les échanges avant-bourse, à une demi-heure de l’ouverture des marchés américains.