L’affaire Volkswagen va-t-elle déboucher sur une évolution des taxes sur les carburants en France ? «Aujourd'hui, il y a un avantage pour le diesel de 15 centimes par litre. L'idée, c'est de neutraliser», a déclaré mercredi la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal. Cet alignement doit se faire progressivement mais une hausse des taxes sur le diesel dès l’année prochaine n’est pas exclue.
Un amendement au projet de loi de Finances déposé par le député PS Olivier Faure propose d’accroître de 2 centimes la taxe sur le diesel, et de baisser de 1 centime celle sur le super 95 avec du bioéthanol. « On est en train de voir les scénarios », a indiqué la ministre sans dire si elle soutenait cet amendement.

Le secrétaire d’Etat chargé du budget, Christian Eckert, rejette lui clairement cette proposition. « Il y a probablement des évolutions à envisager, étalées dans le temps. Mais à ce stade, au détour d’un amendement, fusse-t-il d’un député socialiste, le gouvernement n’a pas l’intention dans la précipitation de bouleverser les équilibres et les engagements qu’il a pris en matière de fiscalité. », a-t-il déclaré, évoquant une évolution « peut-être à la fin de l'année dans le projet de loi de finances rectificative ». Cependant rien ne dit que le gouvernement voudra rouvrir le débat à quelques mois des élections régionales.

En attendant d’y voir plus clair le secteur automobile poursuit son rebond à la bourse de Paris, notamment Renault qui gagne près de 8% avant la clôture. Peugeot, champion des moteurs diesel, avance de 3% tandis que Faurecia, qui fournit notamment les filtres à particules, s’adjuge 5%.