Suite à la révélation de l’Agence américaine de protection de l’environnement le 18 septembre 2015 selon laquelle le groupe Volkswagen aurait équipé ses véhicules diesels d’un logiciel sophistiqué capable de reconnaitre à quel moment un véhicule passait un test anti-pollution, l’action du constructeur allemand a perdu, au 5 octobre, 48% de sa valeur avant de reprendre quelques couleurs depuis. Le titre vaut ce matin près de 120 euros.

Sur la même période les obligations de Volkswagen ont abandonné en moyenne 10% de leur valeur.

Selon la note de Cedrus AM, il est à saluer que la plupart des gérants actions de la zone euro spécialisés dans l’Investissement socialement responsable étaient absent de Volkswagen, ou sous pondérés du fait principalement de la défaillance de sa gouvernance.

« 25% des fonds ISR détenus par Cedrus AM étaient exposés à l’action Volkswagen. Ainsi au 18 septembre, le poids global dans la gestion actions zone euro de la valeur était de 0,28% contre 0,75% dans l’indice Eurostoxx ».
En extrapolant, considérant que l’encours actuel des fonds actions zone euro est d’environ 100 milliards d’euros, le filtre de l’investissement socialement responsable aurait permis d’économiser environ 225 millions d’euros, signale la note.

Parallèlement, 70% des fonds crédits ISR détenus par Cedrus AM étaient exposés aux titres de dette de Volkswagen. Au 18 septembre, le fonds Crédit de la société de gestion était positionné sur les obligations Volkswagen à hauteur de 0,64% des encours, contre 1,69% pour l’indice Barclays Euro Corporate Bond.
Toujours par extrapolation, il serait légitime de considérer selon la note de Cedrus AM, que l’encours des fonds obligataires de la zone euro s’élevant à environ 400 milliards d’euros, l’ISR aurait permis une diminution des actifs sous gestion de l’ordre de 420 millions d’euros.

Ces sont ces deux déductions cumulées poussent la société de gestion à avancer que l’ISR aurait permis d’éviter une perte additionnelle de 650 millions d’euros relativement à l’affaire Volkswagen.