PSA Peugeot Citroën est proche d'un accord industriel en Inde avec le géant Tata Motors, annonçait ce matin BFM Business. Cet accord permettrait à PSA de remettre le pied sur le marché indien à moindre frais, en profitant des lignes de production non utilisées de Tata pour y fabriquer notamment les Peugeot 208 et 308, d’après la radio. « Cette information est sans fondement », a déclaré un porte-parole de PSA un peu plus tard à l’agence Reuters. « Le fait que l'Inde-Pacifique (...) fasse partie (de la nouvelle organisation par région) montre l'importance du marché indien pour PSA. (Mais) au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas de décision prise pour un retour rapide en Inde. »

Le retour de PSA sur le marché indien, où le groupe a suspendu début 2012 un projet d'usine à cause de la grave crise financière qu'il a traversée, fait l'objet de spéculations récurrentes. Début octobre un journal indien, l'Economic Times, avait lui aussi évoqué des discussions entre PSA et Tata. L’accord inclurait, outre l’utilisation par PSA des capacités de production de Tata en Inde, un partage de technologie sur les moteurs.

Sixième marché automobile mondial, l’Inde devrait pointer au 3e rang d’ici 2030derrière la Chine et les Etats-Unis. Le marché suscite l’appétit de tous les grands constructeurs mais peu ont réussi à y percer, hormis le japonais Suzuki (au travers de sa coentreprise avec l’indien Maruti) et le coréen Hyundai. Renault-Nissan, qui dispose d’une usine à Chennai, espère y commercialiser d’ici la fin de l’année une petite citadine à 300 000 roupies, soit 4200 euros et atteindre une part de marché de 5% à moyen terme contre environ 1,5% aujourd’hui.

Quant à PSA, une implantation en Inde lui permettrait de réduire sa dépendance à un marché chinois devenu plus difficile. Un partenariat avec Tata Motors lui donnerait en outre un atout de taille s'il décidait à terme de se lancer à l'assaut du marché nord-américain, où Tata dispose d’un réseau de distribution via ses marques Jaguar et Land Rover.