Selon des informations parues mardi dans la presse japonaise, Nissan envisagerait d'élever sa part dans Renault de 15% à 25% pour contrer l'influence de l'Etat français, monté au printemps au capital de l'ancienne Régie nationale dans l'objectif d'obtenir des droits de vote double.

D’après le Figaro, au contraire, Nissan aurait renoncé à réclamer des droits de vote mais exigerait que l'Etat français « limite son influence dans Renault aux sujets importants liés à la présence stratégique de Renault en France et n'interfère ni dans la gestion de Renault (au détriment potentiel des intérêts de Nissan), ni dans les affaires de Nissan ».

Rappelons que Nissan, allié de Renault depuis 1999, contrôle 15 % du capital du groupe français alors que ce dernier détient 43,4 % du japonais. Cependant, au titre de la règle française de "l'autocontrôle", les parts de Nissan ne lui confèrent pas de droit de vote à l'assemblée générale des actionnaires de Renault. Contrairement à l’Etat français, lui aussi actionnaire à hauteur de 15% mais qui est monté provisoirement à 19,7% afin d’obtenir un doublement de ses droits de vote en vertu d’une loi visant à protéger les groupes français contre la spéculation (loi Florange).

Le groupe japonais a botté en touche mercredi, refusant une nouvelle fois de « commenter les rumeurs et spéculations ». « Nissan reste attaché au succès de l'alliance et à trouver avec l'Etat français une solution à l'amiable », a-t-il déclaré dans un communiqué. Deux administrateurs ont été mandatés, selon le Figaro, pour négocier un accord d'ici au conseil d'administration de Renault, prévu le 11 décembre.