Renault va-t-il devoir procéder à un rappel massif de véhicules suite aux tests pratiqués par le gouvernement français ? La ministre de l’écologie Ségolène Royal a évoqué un chiffre relativement modeste ce matin sur RTL. « Renault s'est engagé à rappeler plus de 15.000 véhicules pour les vérifier et les régler correctement », a-t-elle indiqué, sans préciser si ce rappel concernerait uniquement le marché français.

Un peu plus tard dans la matinée, le groupe a avancé un chiffre beaucoup plus important : 700 000 véhicules seraient « potentiellement concernés » par un dépassement des normes antipollution. Le groupe présentera fin mars des mesures pour améliorer le système de dépollution de ses derniers moteurs diesel. Les propriétaires des voitures déjà commercialisées pourront demander à partir de juillet si une opération d'amélioration gratuite de leur véhicule est nécessaire.
En cause, le système de dépollution des moteurs diesel qui ne fonctionnerait pas correctement dans certaines conditions de température, notamment lorsqu’il fait trop froid. Le groupe souligne toutefois qu’il ne s’agit pas d’une fraude. « Renault n'a pas triché. Dans les conditions des tests d'homologation, nos véhicules respectent les normes d'émission », a indiqué son directeur commercial Thierry Koskas.

Deux modèles montreraient des écarts particulièrement importants d’émissions entre les mesures effectuées en laboratoire, qui permettent la mise des véhicules sur le marché, et les mesures en conduite réelles décidées par le gouvernement suite à l’affaire Volkswagen. Il s’agit de la Renault Captur et de la nouvelle Espace5, d’après les Echos. Des modèles pourtant censés respecter les dernières normes anti-pollution.

Vers 11h30, le titre Renault recule de 0,6% sur un marché en hausse de 2,1%, et accuse une baisse de plus de 12% sur les cinq dernières séances. Le constructeur va devoir rapidement chiffrer l’impact de cette affaire s’il veut remonter la pente.