Trois semaines après la révélation de ses manipulations mettant en cause les performances énergétiques de ses véhicules, Mitsubishi a trouvé un soutien de taille dans son compatriote Nissan. Le groupe dirigé par Carlos Ghosn a annoncé jeudi une prise de participation de 34% dans Mitsubishi Motors Company (MMC) pour un montant de 237 milliards de yens (1,9 milliard d'euros).

Il devient ainsi le premier actionnaire du groupe, à égalité avec les autres entités du conglomérat (Mitsubishi Heavy Industries, Mitsubishi Corporation and The Bank of Tokyo – Mitsubishi UFJ). Cette "alliance stratégique" doit permettre aux deux constructeurs d'étendre leur collaboration avec une mutualisation des achats et des plateformes communes de véhicules. Les deux groupes ont déjà un partenariat dans le domaine des mini-voitures, essentiellement commercialisées au Japon, ainsi que dans le domaine des véhicules électriques. Nissan est d'ailleurs à l'origine du scandale : c'est lui qui a demandé des comptes à son partenaire après avoir constaté des écarts entre les performances énergétiques affichées et celles constatées.

Le PDG de Nissan Carlos Ghosn a assuré jeudi que les deux groupes allaient
désormais coopérer intensément et générer "d'importantes synergies". « L’image de marque de Mitsubishi et sa crédibilité seront sensiblement rétablies en tant que membre de l’alliance Renault-Nissan », a-t-il également déclaré à l'agence Reuters.

A la clôture de la bourse de Tokyo jeudi, le titre Mitsubishi rebondissait de 16% tandis que Nissan cédait 1%.