Le Financial Times s'appuie sur le témoignage de trois des 17 membres de la commission Royal, qu'il n'identifie pas, pour écrire que le rapport publié fin juillet ne reprend pas tous les éléments recueillis lors des contrôles effectués. Le quotidien mentionne le fait qu'un dépassement a été observé sur 'une 'trappe' à oxydes d'azote (NOx) du Renault Captur en situation de test mais pas en conditions normales de conduite sur route. Le FT laisse ainsi entendre que des éléments auraient pu être sciemment omis dans le rapport.

Personne n'était joignable dans l'immédiat chez Renault pour un commentaire sur cet article. Le ministère de l'Environnement n'est pas en mesure de réagir dans l'immédiat. Vers 12h15, le titre du constructeur cède 1,5% à la bourse de Paris, lanterne rouge d'un CAC 40 en hausse de 0,7%.

Dans son rapport final, la commission Royal créée après le scandale des diesel Volkswagen recommande une amélioration des performances environnementales des véhicules et une modification rapide du cadre réglementaire européen. La commission précise qu'elle n'a pas eu accès à l'ensemble des logiciels embarqués dans les véhicules testés et "ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels 'tricheurs'". "A ce stade, la commission n'a pas mis en évidence l'utilisation de dispositifs d'invalidation illégaux mais ne peut en écarter l'hypothèse, qui ne pourrait être confirmée ou infirmée que par d'autres investigations approfondies", écrivent les auteurs du rapport. "Les essais ont cependant montré des dépassements significatifs en conditions réelles de circulation, en particulier sur le NOx", ajoutent-ils.

Montré du doigt après les premiers tests effectués, Renault avait annoncé dès le mois d'avril qu'il améliorerait le système de dépollution de ses moteurs diesel.