Et si vous laissiez votre voiture se garer toute seule au parking et venir vous chercher lorsque vous en avez besoin ? Cette séquence digne de la série K-2000 pourrait bientôt être une réalité grâce à un système mis au point par l'équipementier automobile français Valeo et le spécialiste américain des réseaux Cisco.

La solution, dévoilée lors du salon Viva Tech jeudi à Paris, permet aux véhicules équipés de capteurs de se garer tout seuls dans des parkings connectés. Le conducteur sort de son véhicule à l’entrée du parking et déclenche la procédure de stationnement grâce à son smartphone. Tout le reste se fait automatiquement, la voiture étant guidée par des capteurs vidéo et par un système informatisé de gestion des places. 

Ce service, actuemment en test dans un premier parking à Issy-les-Moulineaux en banlieue parisienne, permet un gain de temps précieux pour l'automobiliste qui n'a plus à chercher une place ni même à entrer dans le parking. Il entraîne également un gain d'espace en optimisant le remplissage, tout comme le font déjà les garages automatisés à étage qui existent depuis de nombreuses années. 

Dans tous les autres, Valeo et Cisco espèrent bien imposer leur technologie. Il est possible de connecter "dès aujourd'hui des millions de places de parking" a ainsi souligné Robert Vassoyan, Président de Cisco France. Quant à Valeo, il a déjà installé son système Park4U® sur plus de 12 millions de véhicules dans le monde. Reste à convaincre les exploitants de parking d'investir dans l'infrastructure technologique. Sur son site internet Valeo estime que le stationnement automatique dans les parkings souterrains ne sera vraiment disponible qu'en 2020. 

Pour l'équipementier ce n'est d'ailleurs qu'une première étape dans la course à la voiture autonome, dans laquelle il s'est lancé à l'instar de la plupart de ses concurrents. Il met ainsi en avant ses partenariats avec Safran, Mobileye, Peiker...et désormais Cisco, avec qui il entend développer d'autres "innovations stratégiques". "Si la législation évolue en permettant au conducteur de lâcher le volant, la voiture autonome fera chuter le risque de collision à un sur un milliard alors qu’aujourd’hui 90 % des accidents sont provoqués par des erreurs humaines. L’automatisation permettra également de fluidifier le trafic et, grâce à une conduite optimisée, de faire baisser de 30 % les consommations de carburant comme les émissions de CO2 et de polluants atmosphériques", détaille Guillaume Devauchelle, directeur de l'innovation et de la recherche scientifique du groupe. Encore faut-il savoir bien se positionner sur ce marché où s'affrontent constructeurs, équipementiers et géants de l'informatique.