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Marker   Cabinet de conseil spécialisé en stratégie et en organisation Publi-rédactionnel

Les ‘Newcits’ : une tendance qui se généralise en Europe

(Diffusion : 4 novembre 2010)


En réponse aux décisions du G 20 destinées à endiguer la crise financière et à contrer la suspicion entourant le monde des hedge funds, le rapatriement de certaines stratégies de gestion alternatives dans des zones plus régulées a été observé, en particulier vers l’Union Européenne. De fait, la demande des investisseurs, notamment institutionnels, s’orientait simultanément vers des véhicules répondant à une réglementation plus claire, offrant davantage de garanties en termes de liquidité et de niveau de risque, et plus précisément vers des fonds coordonnés (ou UCITS). C’est dans ce contexte qu’est apparue une tendance à la création de tels fonds, ouverts à un plus large public et mettant en œuvre des stratégies de gestion alternatives directes. Les véhicules concernés ont été ensuite qualifiés de ‘Newcits’, malgré la réticence des régulateurs.

Les principales conséquences de la crise

Après la faillite de Lehman Brothers, beaucoup d’investisseurs ont souhaité réduire les risques de leurs investissements. Ils ont ainsi liquidé certaines positions, en particulier dans les hedge funds. Or ces véhicules, dont beaucoup présentaient de forts effets de levier, n’offraient pas tous une liquidité immédiate à leurs porteurs. Les demandes de rachat ont donc entraîné de fortes turbulences sur les marchés.

Dans le même temps, les décisions supranationales prises pour enrayer de telles dérives et les menaces pesant sur certaines juridictions exotiques ont conduit de nombreux gestionnaires à rapatrier des véhicules vers des pays européens, offrant davantage d’encadrement en termes de régulation et de contrôle des risques, et plus spécifiquement vers l’Irlande, la Suisse, le Luxembourg voire la France dans une moindre mesure.

L’essor des ‘Newcits’

La combinaison de ces facteurs, associée aux premiers signes de reprise des principales économies mondiales, a eu pour effet de redynamiser la demande sur des produits offrant de meilleurs rendements tout en maintenant un niveau de risque maîtrisé et une corrélation plus réduite aux grands indices internationaux. C’est ainsi que de nombreuses sociétés de gestion ont complété leur offre et leur gamme en lançant des fonds UCITS mettant en œuvre des stratégies alternatives directes dans les limites offertes par la réglementation (levier, diversification, éligibilité des actifs…).

Ces ‘Newcits’ offrent aussi l’avantage d’être accessibles à un large public, de présenter une liquidité au moins mensuelle ainsi qu’une division et un niveau de risque maîtrisés.

Toutefois, toutes les stratégies ne peuvent pas être répliquées dans des ‘Newcits’, compte tenu notamment des contraintes de niveau de liquidité des UCITS, de limite de risque, souvent calculées en VaR (« Value At Risk ») mais aussi des critères d’éligibilité de certains actifs. La nécessité de recourir à un « Prime Broker » empêche également le développement de certaines stratégies de gestion alternatives sous cette forme.

Au global, les ‘Newcits’ représenteraient désormais plus de 500 fonds pour près de 55 milliards d’euros. Ces chiffres restent modestes par rapport aux 1 600 milliards de dollars de hedge funds à fin décembre 2009 au niveau mondial ainsi qu’aux 6 800 milliards d’euros de fonds UCITS (selon l’EFAMA). En revanche, la tendance à la relocalisation en Europe s’est accélérée sur ces derniers mois et les grands Groupes créent leur plate-forme de distribution sur cette même zone.

Les ‘Newcits’ ne sont cependant pas sans risque

L’essor observé sur ce type de fonds, conforté par les décisions des régulateurs soucieux de prévenir les risques d’arbitrage réglementaire ainsi que par les réglementations de certaines typologies d’investisseurs, pour lesquels les investissements en direct sur des hedge funds restent interdits, ne doit pas faire oublier les risques associés à ce type de stratégies.

La mise en œuvre de certaines stratégies alternatives, dans le cadre de fonds coordonnés, peut nécessiter de recourir à des positions synthétiques ou à des structurations alors que les hedge funds peuvent, dans le même temps, prendre des positions en direct. Ces contraintes, conjuguées aux règles de division des risques, aux limites de risque ou de levier, et aux règles d’éligibilité de certaines classes d’actifs, peuvent avoir pour effet d’accroitre les coûts de fonctionnement et donc de réduire les performances associées.

L’émergence de ces véhicules pose en outre la question de la bonne information des investisseurs au regard des stratégies proposées, généralement décorrélées des grands indices mondiaux, et des risques inhérents, notamment le risque de perte en capital. L’accès à une information claire et non trompeuse via les documents réglementaires ou supports commerciaux apparaît donc primordial pour que les investisseurs soient bien en mesure de prendre leur décision en toute connaissance.

Devant ces risques, et pour prévenir tout risque de mauvaise commercialisation, en particulier à destination d’une clientèle « retail » qui n’est pas explicitement visée, certains gérants optent pour la mise en place de tickets d’entrée élevés et l’ajout de mentions spécifiques visant à bien sensibiliser et à bien attirer l’attention des investisseurs sur les risques associés aux stratégies revendiquées.


Au final, les ‘Newcits’, qui ne sont pas de simples clones de hedge funds, eu égard à leurs contraintes propres et à leurs objectifs, constituent un complément d’offre commerciale dans un objectif de diversification de portefeuille. Nul doute que cette tendance va se poursuivre avec une possible segmentation entre les institutionnels qui auront sans doute vocation à revenir vers les hedge funds, en particulier si la future directive AIFM ouvre la voie à un passeport pour cette catégorie de véhicules, et les autres catégories d’investisseurs, dont les clients professionnels qui auront à cœur de concilier leurs contraintes d’investissement et de sécurité avec leurs objectifs de performance et de diversification.


L’accompagnement de Marker dans vos projets

Le cabinet Marker accompagne notamment les gestionnaires d’actifs dans leurs choix stratégiques et dans les démarches associées s’agissant de la localisation de leur gamme de fonds, du développement sous forme de ‘Newcits’ de certaines stratégies de gestion non traditionnelles ou de leurs relations avec des prestataires ‘métiers’.


Pour tout contact, - Marker Management Consulting : 01 56 43 42 62

Mercredi 10 Novembre 2010

Qui est Marker ?

Marker Management Consulting (‘Marker’) est un cabinet de conseil spécialisé en stratégie et en organisation, répondant avec intelligence et efficacité aux besoins d’adaptation et aux enjeux des prestataires de services d’investissement et aux fournisseurs de services financiers.

Notre développement doit beaucoup à la capacité de notre équipe de proposer à nos clients une ingénierie symétrique et complémentaire à la leur, à disposer d’un véritable laboratoire et, en même temps, d’une expérience pratique sans laquelle le savoir académique ne serait rien.

Nous réfléchissons en permanence aux moyens d’améliorer l’efficacité, la sécurité, l’opérationnalité et la performance de nos clients. En même temps, notre clientèle nous donne l’occasion de démontrer notre savoir-faire.

Marker accompagne ainsi une centaine d’établissements, constituant un fonds de commerce quasi-inégalé pour ce type d’expertise. Nos clients sont de grands multi-spécialistes et des acteurs de niche, le plus souvent leaders dans leur domaine d’activité.

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