Le président grec Karolos Papoulias doit en principe rencontrer les leaders des autres grands partis du pays pour tenter un dernier effort en vue de former un gouvernement de coalition et d'éviter de nouvelles élections au mois de juin. Cependant, nombreux sont ceux qui pensent que ce dernier effort sera vain.

Au cœur du conflit qui oppose les différents responsables grecs réside la question de savoir si la Grèce doit poursuivre ou pas le programme d’austérité budgétaire défini en échange de l’aide financière accordée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, au mois de mars dernier, pour maintenir le pays à flot et le conserver à l’intérieur de la zone euro.

En conséquence de ces perturbations (ajouté aux tensions soulevées notamment par la vulnérabilité du secteur bancaire espagnol et par la détérioration de la conjoncture économique sur le Vieux continent), les investisseurs sont depuis plusieurs jours massivement vendeurs de l’euro et abondamment acheteurs sur le dollar.

L’aversion pour le risque a conduit à une fuite vers les actifs considérés comme les plus sécurisés, en premier lieu desquels le dollar.

Selon la Commodity Futures Trading Commission, autorité de régulation américaine des marchés à terme, les positions vendeuses des spéculateurs sur l’euro, au cours de la semaine du 7 mai, auraient atteint leur plus haut niveau depuis la mi-février.

En quatre semaines, l’euro a perdu 2,22% contre le dollar. Sur la seule dernière semaine, l’euro a décliné de 1,25%.

Cette situation pourrait bien persister. Selon les experts de IG Market Securities, de Mizuho Corporate Bank, de Bank of Tokyo-Mitsubishi, les flux vendeurs devraient se poursuivre.

La parité pourrait franchir la barre de 1,25 contre 1,289 ce lundi matin, vers 9h.