Bouygues a confirmé vendredi la solidité de son carnet de commandes malgré un ralentissement des activités de construction au troisième trimestre en France et une concurrence toujours très forte sur le marché télécom. Sur les neuf premiers mois de l’année le chiffre d’affaires du groupe diversifié s’est établi à 24,2 milliards d’euros, en hausse de 1% sur un an. La croissance du chiffre d'affaires à l'international (8,6 milliards d'euros, +7% par rapport aux neuf premiers mois de 2013) compense la baisse d'activité en France (15,7 milliards d'euros, -3% par rapport aux neuf premiers mois de 2013). « L'environnement international reste porteur pour les activités de construction du Groupe. Le marché français est en revanche plus difficile, mais les métiers de construction, comme à leur habitude, font preuve d'une grande capacité d'adaptation en mettant en place des mesures d'ajustement et de contrôle des coûts », précise Bouygues dans un communiqué.

Le résultat opérationnel courant ressort à 554 millions d'euros, en baisse de 37%, et reflète principalement la baisse de profitabilité de Bouygues Telecom.
L’opérateur, autrefois principal contributeur au bénéfice du groupe, est en
effet resté dans le rouge au troisième trimestre avec une perte opérationnelle de 26 millions d’euros. Mais il « poursuit sa transformation conformément à sa feuille de route et voit les premiers signes de succès de sa stratégie », assure Bouygues, qui cite la mise en oeuvre du plan de réduction des effectifs de 1 404 collaborateurs et la simplification des offres. « Bouygues Telecom peut donc confirmer son objectif d'accroître sa compétitivité et d'économiser 300 millions d'euros par an dès 2016 ».

Le bénéfice net du groupe ressort cependant en forte hausse, à 728 millions (+ 33%), grâce au produit des cessions de ses participations dans Eurosport International et dans Cofiroute. Bouygues n’a pas fourni de prévision de bénéfice pour l’ensemble de l’année. Il a en revanche légèrement relevé sa prévision de chiffre d’affaires, désormais attendu « proche de celui de 2013 » (entre -1% et stable par rapport à 2013) alors qu’il envisageait auparavant une baisse de -1 à -2%.

Vers 12h05 le titre prend 3,3% sur un marché parisien quasi stable.