En décembre 2009, Free, du groupe Iliad, s'était vu attribuer la quatrième licence de téléphonie mobile 3G en France, les trois autres étant détenues par les opérateurs Orange (France Télécom), SFR et Bouygues Telecom.

Mais SFR et Bouygues Telecom ont déposé des requêtes contre cette attribution à Free, estimant que le prix de 240 millions d'euros était trop bas par rapport à ce qu'ils avaient dû payer à l'époque de l'attribution de leurs licences respectives. En 2001-2002, Orange, SFR et Bouygues Telecom avaient versé 619 millions d'euros chacun pour obtenir leur licence.

'Plusieurs requêtes ont été présentées devant le Conseil d'Etat tendant à l'annulation de la procédure d'attribution de la quatrième licence de téléphonie mobile de troisième génération, soutenant que les divers actes de la procédure étaient illégaux', a rappelé l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep).

Toutefois, le Conseil d'Etat a rejeté ces requêtes et confirmé ce mardi l'attribution à Free de la quatrième licence 3G. Free a pour projet de commencer ses activités commerciales en 2012. Le Conseil d'Etat a jugé que cette attribution 'n'était ni sous-évaluée ni discriminatoire par rapport au montant versé en 2001-2002 pour les trois opérateurs mobiles en place (619 millions d'euros)', rapporte l'Arcep.

Le Conseil d'Etat a rappelé que la quantité de 'spectre' (fréquences) dont Free dispose est plus faible et qu'il entre sur le marché mobile avec un retard d'une dizaine d'années sur ses concurrents. Cette arrivée de Free dans la téléphonie mobile 3G devrait créer un important changement sur le marché français de la téléphonie mobile. En effet, Free a l'intention de proposer des prix beaucoup plus bas que ceux du marché actuel.