Le conseil d’administration de France Télécom a pris acte hier de la démission de Didier Lombard de son poste de président non-exécutif, quatre mois avant la fin de son mandat. Toutefois, on a eu la confirmation ce matin lors de la présentation des résultats annuels que l’ex-PDG restait salarié du groupe au moins jusqu’en 2012.

Il sera « conseiller spécial sur les orientations stratégiques et la vision technologique», et restera à ce poste «jusqu’à son 70e anniversaire» en février 2012, a indiqué Stéphane Richard, le nouveau PDG.

S’agissant de ses conditions de départ à la retraite, M. Lombard ne bénéficiera «d’aucun régime particulier», a précisé M. Richard. En plus de sa retraite de haut-fonctionnaire, il lui sera versé une retraite complémentaire d’environ 300 000 euros par an «conforme aux dispositions qui s’appliquent à tous les cadres supérieurs de l’entreprise». En revanche, «il n’y aura pas de parachute doré». Enfin, M. Lombard dispose d’environ 300 000 stock-options qu’il peut exercer à tout moment.

Les syndicats "choqués"

Les syndicats du groupe se sont dits «choqués» par le maintien en poste de l’ex-PDG, selon eux uniquement motivé par des raisons financières. En effet, d’après les statuts du groupe, la retraite complémentaire du président directeur général n’est versée qu’à la condition qu'il soit toujours présent dans l'entreprise au moment de la liquidation de ses autres régimes de retraite.

«Pour aller de l'avant, il faut que France Télécom coupe les ponts. Il faut qu'on rétablisse la confiance. Elle n'existe toujours pas dans l'entreprise», a commenté Patrice Diochet, délégué CFTC. Rappelons que les méthodes de management de Didier Lombard à la tête de France Télécom avaient été mises en cause dans la vague de suicides qui a eu lieu en 2009-2010.