Nouvelle polémique sur la licence 4G! Après Bouygues Telecom, c'est Iliad qui monte au créneau contre l'appel d'offre d'attribution des licences 4G. Le nouvel entrant dans le cercle très fermé des réseaux mobiles français craint que la procédure ne conduise à "une préemption du spectre par les opérateurs les plus riches". Pour Xavier Niel, Président-fondateur d'Iliad, le critère de la concurrence n'a pas été suffisamment pris en compte par les pouvoirs publics qui ont privilégié l'aménagement du territoire.

Ainsi, il rejoint Martin Bouygues qui avait qualifié de "grand cirque hystérique, les achats de fréquences de la quatrième génération". Le patron du troisième opérateur de téléphonie mobile français avait déclaré: "si l'Etat veut maximiser sa recette, celui qui paye le plus cher gagne. Je vais vous donner le nom du gagnant, c'est Orange qui est plus riche que les autres."

Les petits opérateurs craignent qu'Orange n'obtiennent une plus grosse part de la largeur de la bande passante, offrant ainsi un service de meilleure qualité aux clients. Free et Bouygues Telecom estiment qu'Orange pourrait s'accaparer à lui-seul près de 60% du spectre. Xavier Niel a demandé aux autorités publiques "de garantir un accès au spectre à au moins quatre opérateur et de baisser significativement les plafonds". Autrement dit, il souhaite qu'Orange ne puisse pas monter jusqu'à 60% de la bande passante.

La semaine dernière, l'Arcep a donné son calendrier. La procédure sera lancée le mois prochain, et les licences seront attribuées à la fin de l'année.