L’Etat est-il moins gourmand ? En 2003, il avait exigé près de 2,7 milliards d’euros pour décerner ses licences 3G. Cette année, il se contentera de réclamer 2,5 milliards aux opérateurs mobiles pour obtenir 4 licences 4G, d’après une information divulguée par Les Echos ce matin. Ce chiffre est le fruit d’une négociation entre le gouvernement et l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms en France. Les opérateurs s’engagent à couvrir 99,6% de la population française en 15 ans.

Pour répondre aux inquiétudes des petits opérateurs comme Bouygues et Iliad, l’appel d’offres pose une limite dans l’attribution du spectre de fréquence. Il ne pourra dépasser 50% par opérateur. Ainsi, chaque licence sera limitée à 30 mégahertz. Il faut dire que dans ses doléances, Martin Bouygues avait réclamé un plafond de 25 mégahertz. Enfin, le cahier des charges fait la part belle aux MVNO (ces opérateurs virtuels qui achètent à un opérateur des minutes de communication en gros). Les candidats «s'engagent à ne pas inscrire dans ses contrats des clauses tendant à restreindre l'autonomie commerciale des MVNO sur le marché de détail» écrit l’Arcep, dans un document que s’est procuré Les Echos.

L’appel d’offres doit s’ouvrir dans les prochains jours, et l’ARCEP statuera avant la fin de l’année sur l’attribution des licences. Cette technologie doit permettre d’augmenter le débit internet sur les Smartphones. Les opérateurs se plaignent d’ores et déjà d’être proche de la saturation.