L’Arcep, autorité régulatrice des télécoms, a présenté ce jeudi la répartition entre les quatre opérateurs de téléphonie mobile (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free) de l’attribution des premiers lots de fréquences 4G qui permettent d’avoir accès au très haut débit. Cette première attribution concerne la bande haute des 2,6 gigahertz (GHz).

Ainsi, Orange (France Télécom) a obtenu une part de 20 mégahertz (MHz) pour un montant d’un peu plus de 287 millions d’euros, tandis que Free Mobile (Iliad) a payé 271 millions pour une part de 20 mégahertz également. Bouygues Telecom a quant à lui acheté un lot de 15 MHz pour 228 millions d’euros, alors que SFR (Vivendi) n’a versé que 150 millions pour une part de 15 MHz aussi. Au total, cette attribution va rapporter à l’Etat 936 millions d’euros, contre un prix de réserve, qui désigne le montant minimum inscrit dans l’appel d’offres, de 700 millions.

Nouveau tour de candidatures d’ici décembre

Les autorisations d'utilisation de ces fréquences seront délivrées 'dans les prochaines semaines', d’après l'Arcep. Ces fréquences permettront d’avoir une couverture globale du territoire en France. Il faudra néanmoins attendre la bande des 800 MHz qui permettra d’atteindre l’intérieur des immeubles et les zones densément urbanisées. Ces 'fréquences en or' seront attribuées dans un second temps. Les candidats ont jusqu’au 15 décembre pour déposer leur dossier. L’Etat prévoirait de tirer au minimum 1,8 milliard d’euros de cette seconde attribution.

Il reste à voir quelle stratégie adoptera chaque opérateur dans son offre en décembre. Certains pensent que SFR pourrait mettre un montant bien plus significatif sur la table que lors de la première attribution.

Ce vendredi vers 11h50, le titre France Télécom reculait de 0,22%, à 11,39 euros, Bouygues était proche de l’équilibre (-0,06%), à 23,92 euros, Vivendi abandonnait 1,50%, à 14,47 euros, et Iliad cédait 0,67%, à 85,60 euros, dans un marché parisien en baisse de 0,93%, à 2 755 points.