S’il satisfait pleinement le gouvernement, le résultat de l’appel d’offres pour l’attribution des licences 4G laisse un des quatre opérateurs de téléphonie mobile sur sa faim.

Free, qui doit lancer début 2012 son offre commerciale mobile, n’a pas obtenu de fréquence lors du second tour d’enchères, et devra passer par le réseau de SFR dans certaines zones. «Cela ne pose pas de problème opérationnel. Les zones denses seront couvertes en 4G par Free Mobile grâce à nos fréquences en 2,6 GHz (acquises en septembre, ndlr). Sinon, nous pourrons bénéficier de l'itinérance sur le réseau de SFR», a réagi Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, la maison-mère de Free.

Le nouvel arrivant dit être resté « raisonnable », compte tenu des coûts qu’il doit déjà supporter pour le lancement de son service, tandis que ses concurrents se sont montrés plus généreux afin d’obtenir les fameuses "fréquences en or" qui permettent d'accéder à l'Internet à très haut débit, depuis un smartphone, sur une large portion du territoire. SFR a ainsi signé un chèque de 1,065 milliard pour obtenir deux lots de 5 MHz (méga-hertz) chacun. Orange a déboursé 891 millions d'euros pour un lot de 10 MHz, tandis que Bouygues Telecom a payé 683 millions d'euros pour un lot similaire.

Au total, l’attribution des licences 4G aura rapporté 3,5 milliard d’euros à l’Etat, soit un milliard de plus que prévu.

Vers 11h55, le titre Iliad grimpe de 2,9% sur un marché en hausse de 1,1%. Les investisseurs semblent apprécier la sagesse financière du groupe face à France Télécom (Orange), dont le titre grignote 0,6%, et Bouygues qui empoche 0,7%.