Lors de la Saint-Sylvestre 2010, des clients des opérateurs Orange (France Télécom) et Bouygues Telecom avaient subi les conséquences de perturbations dans l’envoi et la réception de SMS et de MMS. Certains messages étaient arrivés en plusieurs exemplaires, des SMS avaient été transformés en MMS, entraînant des surfacturations. Dans un procès opposant les deux opérateurs, le tribunal de Commerce de Paris a finalement donné gain de cause à Bouygues Telecom, selon le site PC INpact.

Durant les semaines suivant les perturbations, les deux groupes avaient chacun rejeté la responsabilité sur l’autre. En février dernier, Orange a ainsi intenté un procès à son concurrent pour 'atteinte à son image' et 'violation du contrat d'interfonctionnement le liant à Bouygues'.

D’après PC INpact qui dit s’être procuré le jugement du tribunal sur l’affaire, ce dernier a estimé qu’Orange a procédé à 'une mise en cause réitérée, peu nuancée et en tout cas ni étayée ni prudente de la prétendue responsabilité de Bouygues Télécom dans l'incident des SMS', tandis que Bouygues a utilisé 'des termes prudents, mesurés, exempts d'outrances, insistant sur l'absence, en l'état, de diagnostic technique fiable et n'excluant pas une part de responsabilité et même, relativisant les incidents, mettant en évidence que tous les messages concernés, en nombre relativement faible, avaient été délivrés et qu'il n'y aurait pas de surfacturation'.

Le tribunal a ainsi condamné Orange 'à payer à Bouygues Telecom la somme d'un euro symbolique en réparation de son préjudice par dénigrement', mais aussi un autre euro symbolique 'à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive', majoré de 15 000 euros pour couvrir les frais de Bouygues Telecom, rapporte le site internet.

Ce jeudi vers 14h50, le titre Bouygues prenait 0,48%, à 23,86 euros, tandis que la valeur France Télécom abandonnait 0,13%, à 11,84 euros, dans un marché parisien en hausse de 0,11%, à 3 074 points.