La guerre est déclarée entre Free et les opérateurs historiques de téléphonie mobile, après que ces derniers ont mis en doute la qualité du réseau de Free Mobile.

Dans un communiqué publié jeudi, Iliad, la maison-mère de Free, entend mettre fin à la « campagne de dénigrement » dont elle s’estime victime. Elle rappelle que l’Autorité de régulations des télécommunications (Arcep) a constaté « à deux reprises » l’atteinte par Free des objectifs fixés par la loi, à savoir un taux de couverture de 27% de la population.

« Il convient de noter que Free Mobile est le premier opérateur à respecter ses obligations de couverture 3G dans les délais de la licence (lorsqu’il a lancé son offre, le 12 janvier, ndlr). Les trois opérateurs historiques n'ont respecté leurs obligations de couverture 3G qu'après mise en demeure et avec plusieurs années de retard », indique le groupe.

« Il va de soi que ce pourcentage de couverture mesuré en % de la population, n’équivaut pas à une part de trafic identique acheminé en propre sur le réseau », poursuit Iliad, qui reconnaît qu’une grande partie des appels de ses clients passe par le réseau d’Orange en vertu de l’accord d’itinérance passé entre les deux groupes. « L’itinérance est une nécessité transitoire. Seul le déploiement du réseau permet d’établir une rentabilité structurelle de l’activité », ajoute Iliad.

Le groupe rappelle qu’il compte investir jusqu’à un milliard d’euros d'ici 2018 afin d’étendre son réseau. En attendant, « Free Mobile attaquera en justice toute personne dénigrant la réalité de sa couverture ou de ses investissements », prévient-il.