Cinq mois après le lancement de son offre de téléphonie mobile, Free se sent pousser des ailes. Interviewé par le magazine Challenges suite à la publication de ses résultats trimestriels, le patron du groupe, Xavier Niel n’a pas caché son ambition de faire de Free l’un des trois principaux acteurs du marché.

« Au 31 mars 2012, nous avions conquis 2,6 millions d’abonnés, soit 4% du marché français du mobile. C’est beaucoup plus que ce que nous attendions, puisque les analystes prévoyaient 2 millions d’abonnés à la fin de l’année », rappelle-t-il. Fort de ce succès, l’opérateur voit désormais beaucoup plus grand. « Comme dans l’ADSL, nous visons une marge brute de 50%, en misant sur 10 à 20 millions d’abonnés. »

Le « Steve Jobs français » compte ainsi tenir la dragée haute à Orange et ses 27 millions d’abonnés, et évoque la possibilité d'un rapprochement avec l'opérateur historique. « Je ne parle pas forcément d'un rapprochement capitalistique, mais d'autres choses intelligentes comme le rapprochement de nos réseaux pour améliorer la couverture du territoire », précise-t-il.

En attendant, Free va continuer à investir dans son réseau. « Nous n’avons pas créé un opérateur mobile pour enrichir France Télécom. Nous nous battons pour terminer rapidement la couverture des grandes villes », assure M. Niel, convaincu qu’à terme « tout le monde consommera de la donnée (ndlr : internet) et prendra un forfait du type 20 euros ».