Le sort de Jean-Bernard Lévy pourrait être scellé ce soir. D’après le Figaro, l'homme qui préside aux destinées de Vivendi depuis dix ans pourrait être poussé vers la sortie par le conseil d’administration qui se réunit  en fin d'après-midi.

Il lui est notamment reproché de n’avoir pas suffisamment anticipé l’arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile, qui a pris de court SFR, la filiale de téléphonie de Vivendi. Un plan de départs volontaires d’environ un millier de salariés doit être prochainement annoncé chez l’opérateur, selon Les Echos.

Revue stratégique

Après avoir redressé un groupe criblé de dettes au début des années 2000, M. Lévy aurait par ailleurs des divergences stratégiques avec le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou. Ce dernier souhaiterait revoir le périmètre du groupe, dont les activités s’étendent des médias aux télécommunications en passant par les jeux vidéo et la musique. « On parle d'une cession d'Activision, de GVT, voire d'une scission du groupe en deux parties », écrivent Les Echos.

Le groupe n’ayant pas encore trouvé de successeur à M. Lévy, l’intérim devrait être assuré par Jean-François Dubos, actuel secrétaire général, tandis que Stéphane Roussel, actuel DRH de Vivendi, reprendrait les rênes de SFR. «Vivendi communiquera en temps utile sur ses projets et sur les nécessaires évolutions du groupe», avait indiqué le groupe lundi.

Vers 15h25, le titre prend 5,8% à la Bourse de Paris, signant la meilleure performance du CAC 40 sur un marché en baisse de 0,7%.