Le second semestre s’annonce mouvementé chez deux des trois principaux opérateurs de téléphonie mobile en France. Bouygues Telecom (groupe Bouygues) et SFR (Vivendi) vont devoir tailler dans leurs effectifs s’ils veulent restaurer leurs marges mises à mal par Free Mobile et ses offres défiant toute concurrence.

SFR a confirmé ce mardi qu’il mettrait en place un plan de départs volontaires d’ici la fin de l’année. « Nous avons présenté aujourd'hui au comité central d'entreprise les grandes orientations stratégiques de SFR pour l'avenir », a déclaré un porte-parole à l’agence Reuters. « On a également annoncé ce matin un plan de départs volontaires qui sera présenté à la négociation en novembre en même temps que le projet de réorganisation », a-t-il ajouté.

SFR ne précise pas combien de personnes seront concernées ni l'ampleur des réductions de coûts prévues, mais l’opérateur estime que son résultat opérationnel baissera de 12 à 15% cette année.

Bouygues : le comité central d'entreprise guetté

Bouygues Telecom devrait lui aussi annoncer cet après-midi un plan de départs volontaires portant sur plusieurs centaines de personnes, selon Les Echos. La mesure doit être entérinée lors d’un comité central d’entreprise. Suite à l’arrivée de Free, l’opérateur avait rapidement baissé ses tarifs et annoncé un plan d'économies de 300 millions prévoyant notamment une réorganisation de sa distribution. Ces efforts n’ont pas suffi, selon Les Echos, qui évoquent une chute du résultat d’exploitation de l’opérateur.

Le groupe Bouygues table quant à lui sur un recul de 10% de son chiffre d'affaires et sur une diminution d'environ 250 millions d'euros de son résultat opérationnel (Ebitda), liés pour l’essentiel à la téléphonie mobile.

Vers 13h45, les titres Bouygues et Vivendi figurent parmi les plus fortes baisses du CAC 40, cédant respectivement 1,3% et 1,5%.