Free se sent pousser des ailes. En moins de six mois, l’opérateur a recruté plus de 3,6 millions d’abonnés à son offre de téléphonie mobile, soit 5,4% du parc français. C’est l’un des plus gros succès de l’histoire du secteur.

Le chiffre d’affaires semestriel du groupe (Iliad) a bondi de 39% à 1,44 milliard d’euros. Si l’essentiel de cette hausse provient du mobile, Iliad souligne également la bonne performance de son activité « fixe » (internet, TV, téléphone) qui affiche une part de marché de plus de 54% des recrutements d’abonnés ADSL sur la période.

Et Free n’entend pas s’arrêter là. A l’horizon 2015, l’opérateur vise un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros, qui passe par un doublement de sa part de marché dans le mobile. Pour ce faire, le groupe va continuer à déployer son réseau : il espère avoir une couverture de 74% de la population à fin 2014.

Chute du bénéfice

Ces investissements ne sont pas sans conséquences sur la rentabilité. Au premier semestre, le résultat opérationnel du groupe s’est contracté de 31%, à 179 millions, et son bénéfice net de 45%, à 80 millions. « Cette évolution résulte notamment du démarrage des amortissements des actifs des activités mobiles (réseau, licences, itinérance…) et dans une moindre mesure des amortissements liés à la fibre et à la Freebox Révolution », indique le groupe.

Mais Iliad assure pouvoir supporter cette croissance à vitesse grand V : « Au 30 juin 2012, le Groupe affichait une liquidité (trésorerie et lignes disponibles) de plus de 1,5 milliard d’euros et un ratio d’endettement de 1,35x. Iliad est l’un des opérateurs les moins endettés en Europe », souligne-t-il.

Vers 11h15, le titre prend 4% sur un marché parisien en hausse de 0,5%.