Dix ans après le départ de Jean-Marie Messier, Vivendi a partiellement redressé sa situation financière mais reste un empire assez confus pour les investisseurs. Ses activités vont des télécoms (SFR, GVT) aux médias (Canal+), en passant par l’industrie du divertissement (jeux vidéo, Universal Music).

L'action Vivendi a touché un plus bas de neuf ans en avril, conduisant le conglomérat à engager une réflexion sur son périmètre et à se séparer de son directeur général, Jean-Bernard Lévy. Quatre mois plus tard, la réflexion est toujours en cours. « Nous estimons qu'il y a une nécessité d'agir vis-à-vis de nos actionnaires, mais nous ne sommes pas en 2002, nous ne sommes pas contraints de vendre ou d'agir immédiatement », a déclaré jeudi le directeur financier Philippe Capron lors de la présentation des résultats semestriels du groupe.

« Clairement, un scénario de scission brutale, les médias d'un côté, les télécoms de l'autre (...) ne fonctionne pas », a-t-il ajouté, expliquant que l'opération poserait des difficultés pour répartir la dette de 14 milliards d'euros du conglomérat. D’autres scénarios sont à l’étude, notamment des cessions d’actifs dans chacun des deux pôles. Les analystes tablent sur une mise en vente de l’opérateur télécom brésilien GVT pour 6 à 7 milliards d’euros. Mais là encore, le groupe pourrait vouloir prendre son temps.

Au risque de décevoir les attentes des marchés qui aimeraient voir la dette du groupe diminuer plus rapidement. Depuis trois mois, le titre a déjà repris 20% en raison des spéculations sur une recomposition du périmètre d’activité.