France Telecom n’échappe pas à la rigueur. Le groupe dont l’Etat français est actionnaire à 27% va réduire fortement son dividende en 2013 et 2014, en raison de la baisse attendue de son cash flow opérationnel. « Souhaitant préserver sa solidité financière et sa capacité d’investissement, tout en maintenant un rendement attractif pour ses actionnaires, le Groupe a pour objectif de revenir à la fin de l’année 2014 à un ratio dette nette / EBITDA proche de 2 et a décidé d’adapter sa politique de dividendes. France Télécom-Orange proposera en conséquence un dividende minimum de 0,80 euro par action pour chacun des exercices 2012 et 2013 », indique-t-il dans un communiqué.

En 2011 le groupe, parmi les plus généreux avec ses actionnaires, a versé un dividende de 1,40 euro. Mais la pression sur ses marges engendrée par l’arrivée d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile (Free) réduit le montant de cash à redistribuer. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires d’Orange a ainsi reculé de 1,1% à 10,7 milliards d’euros pour un cash flow opérationnel en baisse de 9,9% à 2,4 milliards.

2013: une année sous pression


« Dans la continuité de 2012, le Groupe sera confronté en 2013 à un environnement plus difficile qu’initialement anticipé, avec des perspectives macro-économiques dégradées, un marché mobile français sous forte pression concurrentielle et un poids de la réglementation qui restera à un niveau élevé », explique Orange. Le cash flow opérationnel devrait ainsi diminuer d’environ un milliard d’euros l’année prochaine, et se situer aux alentours de 7 milliards.

« Concernant 2014, le Groupe prévoit une inversion de cette tendance, soutenue par des améliorations opérationnelles significatives, notamment sur les opérations du Groupe en France, mais aussi grâce aux économies réalisées dans le cadre du programme Chrysalid, tandis que les charges de personnel se stabiliseront et que le poids de la réglementation s’allègera », ajoute-t-il.

Après avoir subi de plein fouet l’arrivée de Free Mobile en début d’année, perdant plus de 750 000 clients au premier semestre, Orange est parvenu à stopper l’hémorragie. L’opérateur a même enregistré 317 000 nouveaux clients mobile (nets des résiliations) au troisième trimestre, et environ 2,7 millions de clients supplémentaires dans le fixe.

Cette bonne nouvelle ne suffit pas à alléger la pression sur le titre, qui cède 1,3% à la mi-journée sur un marché parisien en hausse de 0,6%.