La perspective d’une fusion entre Free et SFR s’éloigne. D’après BFM Business, l’Autorité de la concurrence est opposée à un tel rapprochement et l’a fait savoir aux intéressés. Vivendi (SFR) et Free seraient en effet allés voir, chacun de leur côté, le gendarme des opérations de fusions-acquisitions afin de tâter le terrain. « Selon des sources industrielles, le gendarme de la concurrence leur a répondu qu'il n'accepterait pas une telle fusion, en raison du poids du nouvel ensemble sur le marché du mobile et surtout de l’ADSL », indique BFM Business. A eux deux, Free et SFR détiennent près de 50% du marché de l’accès internet, et leur rapprochement créerait un quasi-duopole avec Orange, explique la chaîne d’informations sur son site internet.

En revanche, un rapprochement de SFR avec un opérateur plus petit, comme Numericable, reste d’actualité. « C'est la piste la plus active actuellement. Les négociations portent sur les valorisations respectives, la gouvernance et les possibilités de sortie de Vivendi à terme », indique un banquier cité dans l’article.

D’après la plupart des analystes, Vivendi cherche à sortir du secteur des télécoms afin de se recentrer sur l’industrie du divertissement. Il a ainsi mis en vente en 2012 l’opérateur brésilien GVT pour 7 milliards, ainsi que sa participation dans Maroc Telecom. S’agissant de SFR, toutes les options seraient à l’étude, y compris une vente à un opérateur étranger. Mais celle-ci entraînerait certainement une importante moins-value par rapport au prix d’acquisition.

Vers 12h05, l’action Vivendi cède 2,1% à la Bourse de Paris, tandis qu’Iliad (Free) recule de 0,7% sur un marché en baisse de 0,6%.