Au lendemain d’une chute de 4,5%, France Télécom reste chahuté ce mercredi à la Bourse de Paris. Vers 11h05, le titre cède 3,1%, à 8,44 euros, et décroche la lanterne rouge d’un CAC 40 en repli de 0,1%.

Le courtier Bernstein a dégradé le titre de « performance en ligne » à « sous-performance » et abaissé son objectif de cours de 8,40 à 7,25 euros. Il anticipe une révision à la baisse des attentes des analystes d’ici le 20 février, jour de la publication des résultats annuels du groupe, et souligne l’incertitude qui pèse sur le dividende.

D’une manière générale le secteur français des télécoms souffre de la guerre des prix déclenchée il y a un an par Free, qui entraîne une baisse des marges des principaux opérateurs. Dernier exemple en date, SFR (groupe Vivendi) a annoncé cette semaine une baisse de 10 euros sur la "Formule Carrée 2Go", son offre de référence, désormais disponible à partir de 19,99 euros/mois, ainsi qu'un nouveau forfait Red 24h/24 qui inclut pour 11,99 euros/mois les appels et les SMS illimités avec 50 Mo d’Internet. Tout en se félicitant d’être « l’opérateur le moins cher du marché », son PDG, Stéphane Roussel, a reconnu dans une interview au Parisien que cette guerre des prix mettait en danger « la filière, l'emploi et l'investissement ».

De son côté, le PDG de France Télécom Stéphane Richard serait sur la sellette en raison de l’accord d’itinérance qu’il a signé avec Free, dont Bercy considère qu’il a désorganisé le secteur, indiquait lundi la Lettre de l’Expansion. Bercy a cependant fermement démenti tout départ anticipé de M. Richard dont le mandat court jusqu’en 2014. « Nous travaillons sur de très gros sujets en ce moment avec l'opérateur historique de relance de l'investissement dans le très haut débit et sur la 4G, avec le cabinet (du ministre du Redressement productif) Arnaud Montebourg, et nous ne sommes certainement pas dans un plan pour destabiliser le management », a ainsi déclaré la ministre déléguée à l'Economie numérique Fleur Pellerin.

Sur les douze derniers mois, France Télécom a cédé 25% tandis que le CAC 40 s’est apprécié de 12%.