Alcatel-Lucent pourrait obtenir davantage de souplesse financière de la part de ses créanciers pour mener à bien son plan de restructuration et retrouver ainsi la confiance des marchés. D’après l’agence Reuters, l'équipementier télécoms a réussi à augmenter le montant d’un prêt et à renégocier ses termes dans un sens plus favorable.

La ligne de crédit, d’un montant initial de 1,6 milliard d’euros, pourrait ainsi atteindre 2,6 milliards et être assortie de conditions plus souples. « Si les banques choisissent de prêter plus qu'initialement prévu à Alcatel-Lucent, à un taux plus bas, c'est que la visibilité sur la situation de la société s'est améliorée », a estimé Arnaud-Cyprien Nana Mvogo, analyste chez le courtier Aurel BGC, cité par l'AFP.
« Il reste à espérer que le plan de restructuration d'Alcatel permette lutter contre les deux problèmes de l'entreprise: la faiblesse continue des marges brutes de la société ainsi que sa consommation de cash », a-t-il ajouté.

Citi relève sa recommandation

Selon Reuters, l’opération qui vise à allonger la maturité de la dette du groupe est jugée attractive par les investisseurs car elle offre des rendements élevés par rapport à ce qui est actuellement présenté sur le marché. « Nous avons eu une très forte demande (des investisseurs, NDLR), nous avons donc augmenté les tranches en dollar et en euro », a déclaré l'un des banquiers proche du dossier.

Suite à ces informations, Citi a relevé sa recommandation sur Alcatel-Lucent de « vendre » à « neutre » et son objectif de cours de 1 à 1,3 euro. Le bureau d’études estime que le risque d'une faillite de la société s'est réduit depuis l'obtention de ses facilités de crédit même si le groupe reste confronté à des défis en termes de croissance et de marges. Confronté à une baisse des investissements des opérateurs télécom, Alcatel-Lucent a annoncé fin juillet un programme de 1,25 milliard d’euros d’économies d’ici fin 2013, qui passe par la suppression d’environ 5000 postes dans le monde et des cessions d’actifs. Il a publié une perte nette de 146 millions d’euros au troisième trimestre.

Le titre a gagné 4,7% mercredi à la Bourse de Paris, clôturant à 1,32 euros, après avoir touché un plus bas historique en octobre à 0,72 euro.