Le groupe français de médias et de télécoms Vivendi a vu son bénéfice net part du groupe s'effondrer de 93,9% à 164 millions d'euros en 2012, du fait d'éléments non récurrents, mais a préservé son activité avec un chiffre d'affaires stable (+0,6%) à 29 milliards d'euros.

Vivendi a précisé avoir notamment effectué une provision de 945 millions d'euros liée au litige aux Etats-Unis avec son concurrent américain Liberty Media, ainsi qu'à une dépréciation de l'écart d'acquisition de Canal+ France à hauteur de 665 millions d'euros. En dehors de ces éléments exceptionnels, le résultat net ajusté ressort à 2,5 milliards d’euros, en baisse de 13,6% par rapport à 2011. Le groupe distribuera un dividende de 1 euro par action au titre de l’exercice écoulé.

« Malgré un contexte économique difficile, toutes les filiales de Vivendi ont atteint leurs objectifs en 2012 », a commenté le groupe dans un communiqué. Le numéro un mondial des jeux vidéo Activision Blizzard a augmenté son bénéfice annuel de 6% à 1,1 milliard de dollars grâce notamment à la sortie de la dernière version de son titre phare "Call of Duty".

"SFR n'est pas à vendre"


L’opérateur de téléphonie mobile SFR, s’il a souffert de la guerre des prix initiée par Free Mobile, a enregistré des résultats « un peu meilleurs qu’attendus », selon le directeur financier de Vivendi, Philippe Capron. Pour 2013, SFR prévoit un recul d'environ 12% de son résultat opérationnel autour de 2,9 milliards d'euros, après avoir dégagé l'an dernier un résultat opérationnel (Ebitda) de 3,3 milliards d'euros, en repli de 13,2%. L'opérateur « n'est pas à vendre », a par ailleurs répété Philippe Capron, alors que des informations de presse rapportaient ce week-end que le câblo-opérateur Numericable voudrait déposer une offre de rachat en cash sur la totalité du capital de SFR après l'échec de son offre de fusion. Le chiffre d’affaires d’Universal Music Group (UMG) a quant à lui progressé de 8,3% à 4,5 milliards d’euros. La maison de disques, également propriété de Vivendi, a conforté sa place de numéro un mondial grâce au rachat du label anglais EMI.

Vivendi n'a pas fourni de prévision chiffrée pour l'année 2013, mais a déclaré s'attendre à une conjoncture particulièrement difficile pour le marché français. « Nous ne donnons pas de guidance annuelle pour l'ensemble du groupe et pour le dividende car il faut d'abord clarifier les options stratégiques et définir un périmètre plus stable pour le groupe », a précisé Philippe Capron. Outre la vente de sa participation dans Maroc Telecom, Vivendi voudrait céder pour 7 milliards d’euros l’opérateur brésilien GVT. Mais, selon Les Echos, les offres qu’il a reçues jusqu’à présent ne sont pas à ce prix. « Nous ne sommes pas sous pression, on ne se sent pas contraint de faire aboutir ces processus de cessions si les prix proposés ne sont pas bons », a indiqué Philippe Capron.
Vers 13h40, le titre reste stable à 16 euros sur un marché parisien en net repli (-2%). Depuis le début de l'année, il a cédé 8,5%.